La Provence, paradis des cavaliers randonneurs

Avec son climat méditerranéen, ses paysages époustouflants, sa nature sauvage, ses sites exceptionnels et sa géographie variée, la Provence, sillonnée d’innombrables chemins non goudronnés, est le paradis des cavaliers randonneurs.

Du Mont Ventoux à la Camargue, du massif des Maures au Colorado Provençal, des Alpilles aux gorges du Verdon, La Provence est multiple, changeante et magique. Elle alterne plaines fertiles, reliefs arides et rivières capricieuses.

Terre ensoleillée toute l’année, la Provence se visite au rythme du pas des chevaux au travers des garrigues, où poussent en abondance le romarin, la sauge et le thym sauvages, des forêts de pins et de chênes verts, le long des vignes et des champs d’oliviers.

Ciste cotonneux

Lavande sauvage

Thym

Sauge des prés

Au printemps, les orchidées sauvages, les lis nains et les cistes cotonneux parent les chemins escarpés de mille petites taches de couleur. C’est le temps de la cueillette des asperges sauvages. Plus bas, dans la vallée, les amandiers refleurissent, bientôt suivis par les arbres de Judée. Les coquelicots vont bientôt recouvrir les prés, la belle saison arrive.

En juin, la terre s’habille de violet, quand les champs de lavande la colorent de bleu-parme. Au moment de la récolte, l’air est embaumé des senteurs de Provence.

L’été, on chevauche dans la garrigue, au rythme du pas des chevaux et du chant des cigales. La forêt omniprésente nous offre une ombre rafraichissante et la vue des vallées baignées de soleil est époustouflante lorsqu’on atteint les sommets.

L’automne pare la Provence de discrètes nuances orangées, le soleil déclinant dore le paysage, le temps est encore chaud. C’est la saison calme et tranquille des noix et des champignons.

L’hiver est doux en Provence. Les brumes du petit matin confèrent un aspect magique et mystérieux aux combes et aux vallons. Le ciel reste bleu la plupart du temps. Les mimosas fleurissent et les cynorhodons égaillent la montagne de leurs belles couleurs rouges.

Le Sud à Cheval, à Lauris, au bord de la Durance, au pied du Luberon

Au cœur de la Provence, le massif du Luberon s’étire d’Est en Ouest, de Cavaillon à Manosque, entre la Durance et le Calavon.

Une seule route carrossable franchit cette montagne de 60 km, celle qui longe l’Aigue-Brun, dans la Combe de Lourmarin. Ailleurs, seuls les chevaux et les piétons passent.

Lauris est un petit village typiquement provençal, adossé à la montagne, comme une vigie sur la falaise surpomblant la Durance.

A Lauris, au détour des petites ruelles qui serpentent entre les maisons blotties autour de l’église, on peut flaner auprès des fontaines et des lavoirs, boire un verre en terrasse, visiter le magnifique jardin conservatoire des plantes tinctoriales, admirer le travail des artistes en résidence au château, écouter un concert en plein air les soirs d’été, aller au marché paysan, débattre ou écouter de la musique au café villageois et partir en randonnée avec le Sud à Cheval.

Les Rapaces

Confortablement installés dans les falaises omniprésentes sur le massif, les rapaces sont les seigneurs de la montagne. Vautour percnoptère, aigle de Bonelli, aigle royal ou encore hibou grand-duc se partagent le ciel du Luberon.

Les Ocres du Luberon

Le Luberon, c’est aussi les ocres, cette terre rouge caractéristique de la Provence intérieure. Certains sites, comme le Colorado Provençal, sont très célèbres, d’autres discrets et sauvages, se révèlent au détour d’un chemin secret.

Les villages perchés

Et que dire des nombreux villages perchés sur les massifs ! Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Oppède-le-Vieux, et biens d’autres encore ont gardé leur caractère authentique depuis des siècles.

A cheval sur les traces de l’histoire de la Provence

Les traces de l’histoire sont omniprésentes en Provence, conférant aux paysages un charme particulier.

 

Le chateau de la reine Jeanne

Les civilisations antiques se sont développées et installées durablement, nous laissant admirer de grands sites célèbres comme l’oppidum gaulois d’Entremont, la ville gallo-romaine de Glanum, ou le Pont Julien, à Bonnieux, sur la Via Domitia. Les bastides, qui aujourd’hui parsèment les paysages provençaux, sont les héritières des villas romaines installées dans les vallées.

Le Moyen-Age défriche et construit des castrums, des donjons et des prieurés. C’est l’époque des grands pèlerinages et des chemins de Saint Jacques qui passent bien sûr en Provence.

Le pont Julien, sur le Calavon. 

Le VXIe siècle est une période sombre, marquée par les guerres de religion. Le drame des Vaudois a traumatisé le Luberon : des villages entiers ont été massacrés. Aujourd’hui, le mémorial des Vaudois, dans les ruines du vieux village perché de Mérindol, rappelle de façon émouvante cette tragédie. On y accède à cheval par le chemin des crêtes, d’où l’on peut apercevoir, au delà de la vallée de la Durance, les Alpilles et la Sainte-Victoire, immortalisée par Cézane.

La Roquemalière, juste avant le vieux Mérindol, dans le Petit Luberon; au loin, les Alpilles

Les bories et les jas

Le mémorial des Vaudois

Jusqu’au XIXe siècle, le Luberon était presque entièrement défriché. Sur le massif, les troupeaux paissaient et des hameaux aujourd’hui disparus étaient accrochés à ses pentes ou tapis dans ses vallons. Les bories, ces cabanes de bergers en pierres sèches, trésors de savoir-faire ancestral, ponctuent le paysage. Aujourd’hui, surtout l’hiver, les troupeaux de moutons et de chèvres paissent sur les pentes de basse altitude et dans les plaines. Ils montent en estive l’été, vers le Vercors et la Haute Provence, la plupart, en camion. Mais la transhumance à pied reste une tradition vivace en Provence et on croise encore souvent des troupeaux, au printemps et en automne, sur les chemins du plateau des Claparèdes.

La Provence, des espaces naturels préservés

Pour préserver l’environnement, la biodiversité et les magnifiques espaces naturels de Provence, 13 parcs naturels nationaux et régionaux ont été créés, dont le Parc régional du Luberon, où nous sommes installés, mais aussi les Parcs naturels des Alpilles, du Verdon, de Camargue, des Baronnies, du Mercantour, de la Sainte-Baume, du Mont Ventoux, des Préalpes…

La Provence compte également de nombreuses réserves naturelles, dont la Réserve géologique du Luberon ou la Réserve naturelle de Camargue.